Bici
Levés à l’aube. Petit déjeuner copieux, comme pour un trail, car la fringale n’est pas l’amie du sportif. La panoplie du cycliste : cuissards Peugeot en laine et peau de chamois, maillots vintage en polyester et chaussures cuir. Musettes remplies du reste : kit de réparation, barres et gels Mule Bar, casquettes, mitaines, appareil photo, téléphone. Et la pochette avec les passeports de course et un peu d’argent. Chargement des vélos. Remplissage des bidons à l’eau coupée de jus d’orange pour masquer, un peu, le goût du plastique TA spécialités des années 80.
Départ en voiture pour Gaiole où nous peinons à trouver de la place. Les bas côtés sont envahis. Nous nous rabattons sur un chemin, à 5 mn en vélo du village. On bourre les poches des maillots, remonte les vélos et en route. L’air est frais, juste 9°, et la route encore à l’ombre. Mais nous arrivons vite. Ce qui me laisse le temps de partir à la recherche de démonte pneus oubliés au gîte.
Et la tension monte. Longeant la rivière nous prenons place dans la rue principale piétonne envahie par les concurrents. Les aventuriers du 220 et du 135 km sont partis vers 7 heures. Le départ des 38 et 75 km s’étale à partir de 8h30. Nous devons être 2500 à attendre vélo à la main. On plaisante, se photographie, fait des réglages de dernières minutes. Le tout dans un ambiance qui se réchauffe. Mais voici que c’est à nous d’avancer sous la banderoles “Traguardo”. Où des personnalités du cyclisme nous souhaitent le bongiorno.
Des supporters brandissent quand à eux un calicot nous promettant “Polvere, sudore e gloria !”
On enfourche les machines, cale un pied et commence à avancer au pas. Avant de pouvoir doucement filer en évitant badauds et autres distraits.
Nous filons vers le sud dans un descente calme permettant d’étaler le peloton.
Je laisse Karine donner le rythme. Car il ne s’agit pas de faire une course, mais de faire la course ensemble. Read more








